En 2017, la Commission Européenne a tenté de rétablir l’équilibre entre les comparateurs de prix classiques et Google Shopping en sanctionnant d’une amende la firme. Google s’est vu obligé par les instances européennes de cesser de mettre en valeur son comparateur maison aux dépens de tous les autres et donc d’abuser de sa position dominante.

 

Bruxelles a également exigé que Google applique les mêmes procédés de référencement et de placement à ses services qu’à ceux des autres, préconisant le « principe d’égalité des traitements » pour respecter les règles de la concurrence.

 

Google a alors proposé pour solution un système d’enchères qui permet aux comparateurs concurrents de se placer sur des emplacements présents dans les résultats de recherche. Solution qui a peu convaincu les rivaux.

Mais les efforts de Google impulsés par la Commission Européenne portent-ils leurs fruits ?

 

C’est ce qu’affirme Margrethe Vestager, commissaire européenne en charge de la concurrence : « Nous savons, d’après notre suivi, qu’il y a eu une augmentation constante des chiffres au cours des derniers mois. Les données les plus récents montrent qu’au moins un rival apparaît dans environ un tiers des nouveaux encarts commerciaux , contre 15 % en mars dernier ».

 

Toujours selon Margrethe Vestager la situation ne s’améliore pas seulement pour les impressions, mais aussi pour les clics : « De même, la part des clics des produits des concurrents dans les boîtes de shopping Google a également augmenté de 2,5 % en février à 6,1 % maintenant. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Nous continuerons notre surveillance active et parlerons aux participants du marché ».

 

Bien que la situation s’améliore, la Commission Européenne a rappelé que les efforts de Google doivent être maintenus sous peine de déclencher de nouvelles procédures qui comprennent des astreintes pouvant s’élever jusqu’à 5% du chiffre d’affaire moyen global de la firme. Le chemin est encore long puisque une situation à peu près égalitaire ferait apparaître au moins un concurrent une fois sur deux.

 

Sous la pression grandissante de la Commission Européenne, Google se voit désormais dans l’obligation de collaborer avec les comparateurs rivaux sous peine de lourdes sanctions.