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Faut-il acheter sa propre marque sur Google Ads ?

Notre réponse en 2026 : oui, mais pas n’importe comment.

 

C’est l’une des questions les plus anciennes du SEA. Et pourtant, elle reste mal traitée par la plupart des annonceurs.
La réponse courte : oui, dans la plupart des cas, il faut se positionner sur ses propres requêtes de marque. Mais la vraie question n’est pas si — c’est comment et jusqu’où.

 

Pourquoi les marques achètent leur propre nom ?

Trois raisons reviennent systématiquement chez nos clients :

Protéger son trafic face aux concurrents. Depuis la modification du cadre juridique européen, un annonceur peut légalement se positionner sur la marque d’un concurrent, à condition de ne pas utiliser ce nom dans ses annonces. Résultat : vos concurrents vous ciblent probablement déjà — parfois même sans le savoir, via des campagnes Performance Max mal paramétrées. Dans le secteur du tourisme, la situation est encore plus directe : Booking peut contractuellement utiliser votre nom dans ses annonces.

Maîtriser sa réputation. Une présence payante sur les requêtes marque permet de reléguer les résultats indésirables (avis négatifs, comparateurs…) plus bas dans la page.

Contrôler le parcours d’acquisition. Certaines marques redirigent délibérément leur trafic marque vers des pages spécifiques — une page d’inscription plutôt que la home, par exemple — avec des ciblages d’audiences affinés pour toucher des non-clients plutôt que des utilisateurs déjà connectés.

Ce que la plupart des annonceurs font mal

Acheter sa marque “en expression, exacte, large” en se disant qu’on couvre tout, c’est une erreur classique.

Toutes les requêtes marque ne se valent pas. Une requête du type [marque] + code promo ou [marque] + recrutement n’a pas le même enjeu, ni le même coût, ni la même intention qu’une requête marque pure. Une campagne marque bien construite distingue ces sous-ensembles et leur applique des enchères, des annonces et des landing pages adaptées.

Sur la partie Shopping, autre écueil fréquent : un taux d’impression à 100% ne signifie pas une visibilité maximale. Être présent avec un seul produit dans un carrousel de 9 slots, c’est très différent d’occuper 5 ou 6 emplacements sur cette même requête. Le reporting standard de Google ne vous le montrera pas.

Notre approche : croiser SEO, SEA et Shopping sur les mêmes requêtes

Nous avons développé en interne un outil qui croise, requête par requête, les données de la Search Console (SEO) et les données Google Ads (SEA Search + Shopping).

Concrètement, cela permet de répondre à des questions que la plupart des annonceurs ne peuvent pas trancher aujourd’hui :

• Sur quelles requêtes marque suis-je présent en payant mais totalement absent en organique ?
• Si je réduis mon investissement SEA sur une requête donnée, dans quelle proportion le SEO compense-t-il réellement ?
• Quelle est ma pression Shopping effective par requête, au-delà du simple taux d’impression ?

L’idée reçue selon laquelle “si on coupe le SEA, le SEO prendra le relais” ne résiste pas à l’analyse. Pour la grande majorité de nos clients — y compris des marques très établies — il existe de nombreuses requêtes sur lesquelles la présence payante n’a aucun filet organique en dessous. Couper sans mesurer, c’est perdre du trafic sec.

En pratique

Cet outil est désormais déployé systématiquement chez nos clients pour piloter les décisions d’investissement marque avec rigueur : arbitrages SEA/SEO, tests de réduction de budget, optimisation de la couverture Shopping.

Si le sujet vous concerne — que vous soyez une marque avec un trafic marque significatif ou un e-commerçant avec un catalogue produit à défendre — nous pouvons mettre en place l’analyse gratuitement.